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Réflexions managériales

Publié le par Sylvie

Réflexions managériales :

A partir de mon dernier ouvrage, je vous invite à réfléchir à quelques mots clés aujourd’hui…

1er mot clé : la confiance

Quand on parle de « confiance », dans le monde professionnel, il s’agit toujours de confiance conditionnée à un cadre : contexte, objectif … La confiance « inconditionnelle », un peu comme l’amour inconditionnel, n’existe pas dans cet environnement, et cela est important à reformuler car c’est à partir de cela que l’on va qualifier le type de confiance attendue et le niveau recherché. Cela évite des représentations trop éloignées, des déconvenues sur des confiances fantasmées, floues ou même inapropriées qui vont alors générer des incompréhensions, déceptions, frustrations…

En management, trois niveaux de confiance conditionnées s’imposent donc pour avancer :

  • la confiance en soi, d’abord, et qui se construit ;
  • celle qu’on met en l’autre (pour ce qu’on est prêt à engager avec lui) ;
  • enfin, la confiance en l’avenir concerné (celleci est très importante pour un dirigeant, par exemple, s’il veut faire preuve d’optimisme et de bienveillance pour avancer avec ses justes exigences).

Qualifier, spécifier, préciser les attendus de cette confiance permet, en conscience, de construire une approche positive, cernée et responsable, d’adulte. Elle intègre inévitablement : le discernement.

Ce cocktail gagnant est un nouvel équilibre à trouver dans le rapport au risque car, se fier n’exclue pas de se tromper, on est responsable, mais pas coupable.

Ainsi, le droit à l’erreur, inhérent à la prise de risque, est accepté à condition de savoir en tirer parti et rebondir. Et cela sous-tend, j’en suis profondément convaincue, pour rayonner en profondeur, une confiance en amont, cette fois plus inconditionnelle, c’est-à-dire, une confiance absolue dans la vie, dans les valeurs humaines, dans ce qui dépasse notre strict petit domaine, c’est une inspiration qui rend inspirant et qui, au-delà même du sens, touche au Sens plus large. La confiance fait donc souvent partie des valeurs  clés, et sa déclinaison en principes d’action va spécifier sa mise en place dans le quotidien professionnel partagé.

Ainsi, même si pour faire confiance dehors il faut se faire confiance dedans, il s’avère déjà nécessaire de commencer par avoir confiance. C’est la condition sine qua non pour s’adapter à l’inconnu.

2ème mot clé : l’optimisme

Dans les bons vents qui soufflent aujourd’hui, on sent des constantes-gagnantes. De nombreuses entreprises tentent avec sincérité l’entreprise du bonheur, le management jardinier, les positive attitudes, et veulent engager chacun à avancer en réalité et en bénéfices partagés.

Aujourd’hui, ce sont réellement des courants qui soufflent ces tendances, dans la vie des entreprises comme dans celle de notre gouvernement. Je me suis amusée à lister en parallèle les principes d’actions répétés qui sont mis en avant dans ces 2 cercles qui se rejoignent :

  • Mobiliser autour d’un objectif, clair et expliqué avec pédagogie ;
  • Montrer des convictions fortes et les faire partager dans la cordialité et la concertation ;
  • Oser agir et prendre des risques avec humilité et responsabilité ;
  • Accueillir la chance et surfer avec elle ;
  • S’appuyer sur des valeurs d’équipe, de respect et de transparence ;
  • Garder son cap et s’y référer en permanence pour donner du sens à ses pas.

Avec ces focus, de nouveaux comportements et valeurs s’installent, même s’ils se maillent aussi aux tendances précédentes.

La suite… demain sur mon blog !

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La prochaine promo de la formation certifiante RNCP démarre en septembre !

Publié le par Sylvie

La formation certifiante RNCP permet aux consultants, RH, et aux managers en reconversion, mais aussi parfois à d’autres profils, comme des thérapeutes, de venir se former aux techniques et à la posture du métier de coach professionnel.

 

Le diplôme national niv. II, équivalence européenne niv. 6, du RNCP, vient sanctionner cette formation transformante, professionnalisante. Ce sont à la fois, un cursus professionnel et un temps de vie tout à fait exceptionnels, riches et féconds  à ne pas manquer, pour tous ceux qui ont aujourd’hui besoin ou envie d’élargir leur panel ou intensité d’intervention. Mais c’est aussi pour beaucoup, la manière de préparer pour demain, une reconversion  mature où ils pourront aider les autres à s’aider.

L’école de coaching Agophore existe depuis 2002, et le titre RNCP est en place depuis 2017.

Une promotion démarre en septembre (programme ci-dessous). Il reste encore 2 places, faites vite !

La suivante démarre en mars 2019, vous pouvez déjà vous renseigner, nous ouvrons les inscriptions le 4 juin.

Pour plus d’information, contactez Agophore, et regardez sur notre site.

La prochaine promo de la formation certifiante RNCP démarre en septembre !
La prochaine promo de la formation certifiante RNCP démarre en septembre !
La prochaine promo de la formation certifiante RNCP démarre en septembre !
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Médiation ?...

Publié le par Sylvie

Les complexités, paradoxes et rapidités de mise ou démises en places des organisations, mènent souvent à des conflits larvés… ou ouverts. 

La médiation fait partie de mes pratiques…

On m’interroge souvent sur la manière dont je fais travailler 2 personnes à partir d’un conflit. Alors, dans les traces de mon dernier livre, il peut être intéressant en effet d’évoquer à présent cette question...

 

Pour moi, le conflit témoigne déjà du fait qu’il y a une confrontation (ouverte ou larvée) autour de limites d’un même apparent centre d’intérêt.

La bonne nouvelle est qu’il y a là des matériaux de transactions, alors que le désintérêt complet, lui, est plus difficile à traiter.

 

Pour ce qui est des relations, la divergence entre les acteurs porte généralement sur des contradictions d’objectifs, de valeurs, de méthodes, de rôles, de statuts, ou d’intérêts spécifiques.

Pour ce qui est des émotions, la divergence porte sur les représentations de l’état présent, passé ou futur sur lesquels il faudra ensemble se caler sur : état présent-état désiré, et bien intégrer les égos en jeu. 

De fait, deux personnes ne font pas forcément un binôme, pas plus d’ailleurs, qu’un groupe de personnes ne ferait  automatiquement une équipe !

 

Aussi, est-il indispensable en préalable de faire exprimer par chacun en quoi consiste la més-entente, puis, caler les attentes et les enjeux réciproques.

Pour qu’un binôme produise de la valeur ajoutée, il faut que la mayonnaise  prenne et que les valeurs se respectent et se conjuguent.

Pour cela, il convient de spécifier les faits retenus de part et d’autre, de clarifier les représentations de ce dont il s’agit, en classant les informations relevant du « processus » de communication, de régulation comportementale, ou celles relevant du « contenu ». Le « bon sens » de chacun, depuis le rôle professionnel qu’il tient dans l’organisation, avec la volonté stratégique et le cadre du cadre.

A partir de cela, il convient de faire préciser la place que chacun se figure tenir dans le problème soulevé, et celle qu’il souhaiterait prendre, c’est essentiel pour déceler les vrais nœuds du blocage. A cela, il conviendra de ne pas oublier de faire détecter les ressources que chacun finalement actionne pour dysfonctionner, car ce sont en réalité justement ces mêmes ressorts qui vont pouvoir être sollicités pour faire réussir le système.

Se dégage alors aisément chez les intéressés, l’idée que l’on peut avoir + à gagner si l’on accepte de perdre quelque chose, la question est bien sûr du « quoi ». Mon rôle peut même aussi consister à faire mettre le doigt sur ce que la problématique en soi peut elle-même avoir à perdre ou à gagner si les comportements s’ils changent, ou s’ils perdurent...

Ce recentrage situationnel, parce qu’il y a eu des décentrages interpellants, remet généralement, par la bienveillance et la neutralité que j’installe, les pendules à l’heure du continent concerné !...

Tout est question de temps et de territoire… C’est l’art de la paix !

 

Et à écouter ainsi les formes qui se dessinent, à créer des alliances « avec », ou à satisfaire les besoins des parties qui taraudent chaque acteur impliqué… voici que s’apaise la situation et se dégagent les vrais questions à traiter.

 

Tout cela va occuper… et non plus pré-occuper…, et c’est là que la construction du binôme se réalise.

Ce qui est essentiel c’est donc, de bien poser le cadre, de cerner les nœuds, de faire partager un socle commun de constats et de souhaits, tout en prenant en compte les représentations de chacun et en amenant toujours à respecter « en face » ce qui n’est pas partagé « ici ». On amène ainsi avec les « raisons » des uns, comme avec les « émotions » des autres, à co-construire des solutions pour résoudre le problème commun et traiter indirectement, par boucles rétroactives, les dégâts collatéraux, qu’ont engendré les préoccupations.

Ce travail de médiation mène à des engagements dont le garant du cadre que je suis guide scrupuleusement les étapes du bon déroulement.

 

Il y a presque toujours assez de ressources et d’envies pour pouvoir envisager un bout de route ensemble, car ce qui fait gagner l’un ne fait par forcément perdre l’autre, et vice versa.

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