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Voici 4 mois que mon dernier livre est sorti... déjà !

Publié le par Sylvie

Voici 4 mois que mon dernier livre est sorti... déjà ! Et merci aux amis, aux coachs, aux clients qui ont mis leurs commentaires :

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Paru dans l'agefi... Management des entreprises : le pouvoir déplacé

Publié le par Sylvie

Paru dans l'agefi... Management des entreprises : le pouvoir déplacé

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Extraits du Chapitre 2

Publié le par Sylvie

Donnez votre avis sur le livre " Vers un nouvel exercice du pouvoir ", ou sur l'extrait !

Prendre conscience de son souffle

Vous en conviendrez, parce que le manager insuffle, son souffle est d’autant plus précieux : « Expire, Inspire, Respire… ». Je vous propose d’aborder ces trois temps forts qui nous rythment et d’apprécier l’intérêt de les décomposer parfois pour réajuster le mouvement ou choisir son rythme.

En tant que coach, mon accompagnement consiste d’abord à accueillir cet expire, dans un espace bienveillant qui ne juge pas. C’est par cette étape d’expire que nous devrions tous commencer à faire de la place pour aller mieux. Or, pour aller plus vite, nous avons tous tendance à l’escamoter, à faire le plein sans avoir fait le vide, ce qui nous fait perdre notre sens de gravité. Ce temps, ou cet espace d’expire, est indispensable pour nettoyer nos filtres usagés,  ceux qui opèrent à longueur de temps dans leur travail de sélection, d’interprétation, de discernement des informations. Comme l’indique mon tableau, cette expiration procède du « dire »,  de l’« exprimer »,  du « décristalliser », du « souffler », du « vider », du « lâcher »… pour « faire de la place » et révéler autre chose d’enfoui en dessous.

Cette étape est l’inverse du « retenir » (tenir encore), et c’est parce qu’on a déjà fait cette place, qu’on peut alors justement avoir accès à ce qui se cache derrière. Quand les trop pleins submergent, ils débordent et lâcher l’accumulation coûte alors au pro-rata des empilements ! Expirer plus souvent permettrait sans doute de ne pas tout laisser tomber quand il est trop tard !

C’est donc très logiquement parce que l’expire a eu lieu, que peut alors commencer, « proprement », l’inspire.

Dans mon métier de consultante, ou de coach, j’observe trop souvent que beaucoup « inspirent » plus vite qu’ils n’expirent et pensent respirer en ne faisant qu’inspirer, ce qui, naturellement, a tendance à les asphyxier. En les privant de l’attention à être présent à leurs temps de respiration, ils se privent du risque authentique d’enchantement que ceux-ci génèrent. Pour illustration, lors de séminaires de professionnalisation managériale, je constate chez un nombre croissant de participants, pourtant volontaires et demandeurs, la superposition de plusieurs temps et espaces en un même lieu et temps. Ainsi, par exemple en consommant à qui mieux mieux des formations professionnelles sans même avoir expiré avant leurs trop pleins, les bénéficiaires n’ont pas ou plus de place quand le fruit arrive, ils n’ont même souvent pas de place pendant que celui-ci tente d’arriver. Les symptômes sont nombreux et vous les connaissez bien. Pourtant, on ne peut pas vraiment apprendre quand on n’accepte pas d’accueillir pleinement, d’oser désapprendre. Car on ne peut pas non plus vraiment écouter dehors, quand on reste pré-occupé dedans, quand on retient son idée ou quand on ne fait pas silence,  qu’on ne laisse pas de place, bref… on ne peut pas vraiment être ici quand on est là.

Plus que plus n’apporte pas plus, et finit vite par apporter moins. Dégager de l’espace pour se mettre en capacité de recevoir les graines de transformation devrait prévaloir sur le fait de superposer ou de tasser les contenus. C’est la raison pour laquelle je m’intéresse à ce que j’appelle l’accueillabilité. C’est en quelques sortes, notre capacité pro-active à nous mettre au service des sillons que nous avons tracé pour recevoir. Et d’ailleurs, bon sens oblige,  comment procéder autrement pour recevoir ses graines ?

Il y a ainsi une compétence que j’apprécie tout particulièrement et dont on ne parle pas souvent, c’est justement celle de savoir recevoir. Ce n’est pas donné à tout le monde de se rendre formable, coachable, adaptable, aimable (fertile, en somme) ni de savoir capter l’enseignement partout où il se niche, c’est une forme de perméabilité, déjà porteuse d’une forte maturité à faire croître. Un proverbe dit « Quand l’élève est prêt, le maître apparaît »… c’est bien le sujet ! Pour les DRH ou ceux qui commandent les actions de développement des personnes et des équipes, il y aurait beaucoup d’économies et de retours sur investissements si l’on s’attachait à davantage préparer le terrain des personnes ou des équipes, qu’à semer trop vite à tout va.

Après l’expire, nous voyons donc comment se prépare l’inspire. Il s’agit ici sur cette deuxième étape, de prendre ce qu’il y a à prendre pour s’en emplir. Nous l’avons évoqué, comment inspirer juste en effet, si l’expire n’a pas déjà vidé les résidus, n’a pas permis de lâcher l’excédent ? Mes accompagnements accueillent ces « trop » (comme d’ailleurs les manques), et amènent à faire respirer en conscience pour bouger autrement avec l’air intégré, plus librement dans l’espace revisité, et plus durablement, c’est-à-dire à la fois plus en justesse, et là où le mouvement est requis. Et parfois, il s’agit même d’oser changer d’air. Tout ceci est à prendre au sens figuré comme, aussi, au sens propre. Ces métaphores sont, en quelques sortes, des « simplexifications » .

Bref, il est important pour notre santé psychique de respirer l’air que nous choisissons, ou a minima, celui que nous acceptons de prendre en nous un temps donné. Respirer est ce qui rythme et fait avancer le véhicule dont nous disposons. Pas question, d’escamoter l’inspire pour aller plus vite, ni de ressasser que l’air devrait être comme ci ou comme ça, de comparer sa portion d’air à celle du voisin, de regretter le temps où l’air était meilleur, d’envier les airs d’ailleurs ou de se dire que « si l’ère était plus porteuse… ».  Car en le faisant, nous nous priverions du précieux air du présent d’ici, et en nous déconnectant à notre respiration, nous nous débrancherions du courant du réel.

Retenons donc, d’être attentifs, de savoir habiter l’instant, pour trouver son rythme, pour s’intégrer à la danse, et sachons ralentir, poser, savourer, partager, accélérer en visant toujours plus de justesse. Sur un plan quantique, on pourrait dire qu’il s’agit de viser : le plus « beau », le plus « propre », le plus « simple », le plus fluide en somme pour progresser dans le progrès.

Vous l’avez compris, par cela, l’hygiène de soi (du Soi) commence par l’importance que nous donnons à notre souffle de vie, celui qui nous rend propres à nous, en capacité de devenir managers de nous-mêmes, et de décider de faire de la place pour dessiner les chemins de nos desseins, devenir acteurs libres et responsables de nos vies.

Visualiser son mécanisme d’épanouissement ou d’asphyxie

Pour poursuivre cette image de la respiration, je vous propose maintenant…
de visualiser ce dont vous vous emplissez (informations, pensées, émotions, responsabilités…),

  • est-ce aidant pour vous par rapport à ce qui vous occupe en ce moment ?
  • comment digérez-vous ce que vous avez ingéré ? Qu’en faites-vous ?  
  • comment l’expulsez-vous ensuite ? où ?…
  • visualisez à présent le résultat que vous avez obtenu (produit…), vous convient-il? Sinon, réajustez les phases précédentes.
  • maintenant, lâchez les excédents (allégez-vous des « trop », mais aussi, exprimez vos bonnes idées en plus),

laissez-vous enfin transformer par vos expériences et connaissances, car en vous habitant, elles ont cultivé le terreau qui vous fait grandir.

 

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