Avant-première ! Quelques extraits de mon prochain ouvrage

Publié le

Je vous propose quelques extraits du prochain ouvrage...
"Vers un nouvel exercice du pouvoir",
Sylvie de Frémicourt

 

Réflexions et outils pour de nouvelles perspectives.

  • 1 – Il n’y a pas de vie sans relations, ni de relations sans pouvoir.

Aujourd’hui, même si le terme « exercice du pouvoir » sonne décalé pour certains parce qu’on y préfère des termes plus démocratiques, participatifs,  collégiaux, plus dynamiques et interactifs, on ne peut concevoir de relation sans relations de pouvoir.  Qui plus est, le pouvoir ne change pas de mains, comme certains pourraient en avoir l’illusion, mais il change de forme, il revêt un vocabulaire différent et se diffuse autrement. Ces nouvelles manières d’exercer donnent une impression de partage qui est plus stimulante et responsabilisante. Mais ne nous y trompons pas, au final, le pouvoir s’exerce toujours par une minorité, et surtout par ceux qui l’osent, le veulent et l’assument.

Pour autant, nous vivons une époque qui permet de rebattre les cartes, et le pouvoir s’exerçant autrement, il sollicitera d’autres talents pour cet exercice. C’est pourquoi la thématique d’un nouvel exercice du pouvoir en entreprise nous concerne justement tous directement d’où que nous venions, et indirectement aussi, car l’entreprise n’est qu’un échantillon représentatif de notre société.

De manière intemporelle, et par essence, la peur de la mort, comme celle de perdre la toute puissance, constituent une origine profonde des enjeux de pouvoir relationnels.

 

Tableau 1.

Pour illustrer, posez-vous ces questions :

 

Quand vous  évitez la confrontation avec

… car vous risqueriez de perdre

…n’avez-vous pas peur :

  • l’autre

  • la relation

  • de la rupture ?

  • vous-même

 

  • l’image que vous voulez avoir de vous.

  • de vous découvrir « autre » ?

  • le monde

 

  • l’illusion de contrôle

  • du changement ?

 

  • vos limites

  • votre toute puissance

  • la mort ?

 

En vous interrogeant ainsi sur vos expériences confrontantes, vous pouvez aussi vous dire qu’en fuyant la confrontation avec l’autre, soi-même, le monde, on se donne l’illusion d’avoir un pouvoir illimité sur tout, ce qui nous protège de notre peur de mort.   

A contrario, en se mettant face à soi-même, l’autre et le monde, on se donne les moyens d’agir à sa juste place avec chaque entité. Affronter le réel prive de l’illusion d’être immortel mais donne les moyens d’être vivant, et ce faisant, fait s’engager d’où l’on est, à faire ce que l’on a à faire.

La question est donc bien d’oser se confronter, d’en avoir la confiance, l’intention et la détermination. Se confronter veut dire oser, front à front, faire quelque chose. Cela commence par notre capacité à nous rendre acteurs et managers de nous-mêmes, et requiert, en notre for intérieur, de savoir dissocier pour associer en liberté ce qui est à l’intérieur de soi, le « dedans », pour l’exposer au dehors.

 Ceci revient à se mettre en conscience de :

  • comment nous recevons et sélectionnons ce qui vient,

  • comment nous l’ordonnons et l’interprétons,

  • comment nous le transformons pour en faire notre modèle du monde et l’impacter.

 

  • 1 – Le pouvoir de soi.

Se connaître et comprendre son « enveloppe » est le passage obligé pour « se développer » soi-même et se connecter ensuite aux autres et à l’extérieur. Faire l’économie de cette étape mène à des réparations sans fin qui feront exercer le pouvoir par défaut, avec toutes les dérives que nous connaissons.

Quand vos étapes se succèdent harmonieusement, en écologie, c’est parce que vous êtes acteur de votre vie, qu’à vous connaître, vous avez appris à vous manager avec ce qui dépend de vous, en vous connectant à l’extérieur sans vous en laisser absorber.

J’existe parce que je suis relié et que j’interagis. L’interaction est le signe même de la vie.

Mais pour réussir ses justes connexions, nous l’avons vu, la case départ est la conscience de soi (le « Je » identitaire). En agissant sur l’autre, j’ai un pouvoir à la fois sur moi (qui m’y mobilise), sur l’autre (que j’impacte), sur la relation (dont je suis acteur), et sur l’environnement (qui se voit modifié).

S’entreprendre soi, se manager soi-même dans les différentes parties qui nous compose, pour entreprendre et manager les autres : voilà qui demande une intention forte, celle d’oser faire ce que l’on vise, avec optimisme et réalisme en laissant œuvrer sa capacité à discerner, avec confiance (ces talents sont abordés dans le chapitre 3).

Renfocer le travail de soi et réaffirmer la Persona est essentiel pour les aider dans les fonctions qui leur incombent, c'est à dire : donner du sens, du coeur, du corps, fournir une trace, et enfin, lâcher, pour continuer plus large.

Renfocer le travail de soi et réaffirmer la Persona est essentiel pour les aider dans les fonctions qui leur incombent, c'est à dire : donner du sens, du coeur, du corps, fournir une trace, et enfin, lâcher, pour continuer plus large.

Avant-première ! Quelques extraits de mon prochain ouvrage
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article